Pèlerin solidaire 2014 orphelinat au Vietnam

Au Vietnam, bâtissez l’orphelinat de l’espoir ! Dans la mégapole grouillante de Saigon, les religieux assomptionniste animent un orphelinat qui ressemble à une immense famille. L’expérience est si positive et les besoins si grands, que la congrégation envisage de construire très vite un nouveau lieu d’accueil, plus vaste, plus fonctionnel et plus accueillant.

Dans la mégapole grouil­lante de Saigon, les religieux assomptionnistes animent un orphelinat qui ressemble à une immense famille. L’expérience est si positive et les besoins si grands, que la congrégation envisage de bâtir très vite un nouveau lieu d’accueil, plus vaste, plus fonctionnel et plus accueillant. D’où, à l’approche de Noël, cet appel urgent à vous, lecteurs de Pèlerin, pour le sauvetage des enfants du Vietnam.

Source : Le Pèlerin

carte du vietnam

Le jour se lève sur Saigon. Une clarté opaline aux reflets bleutés monte dans la mégapole méridionale du Vietnam, rebaptisée Hô Chi Minh-Ville depuis la fin de la guerre américaine, en 1975. La nuée des motocyclettes se répand dans le dédale urbain démesuré. Seules quelques voies étroites, encore endormies, échappent à cette invasion fracassante.

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Dans le douzième arrondissement, situé au nord-ouest de la cité, une venelle s’insinue entre les petits commerces, encore clos d’un rideau métallique tiré au ras du bitume. Elle mène à la rue Dong Hung Thuan où, derrière un portail en fer surmonté d’une croix, une maison carrée s’élève de ses quatre étages vers le ciel d’Asie. Qui l’eût cru ? L’étroite demeure silencieuse est un orphelinat peuplé de trente-deux enfants âgés de 6 à 19 ans, venus de treize des soixante-quatre provinces du Vietnam.

Ni cris dans les chambres où les nattes sont repliées en un clin d’œil, ni cavalcade dans les escaliers encombrés. Seules des bribes de chants religieux s’échappent bientôt d’une petite salle aux rideaux blancs gonflés par les courants d’air tiède. Assis en tailleur, les enfants récitent leur prière de l’aube avant de prendre leur petit déjeuner, toujours dans le calme, sous les remous de grands ventilateurs accrochés
au plafond. Les baguettes brassent les vermicelles de la soupe fumante
au creux des bols.

Nous sommes dimanche et, au dehors, les premiers trajets en direction de l’église animent ce quartier populaire, peuplé d’une majorité de familles catholiques. Vite, revêtus d’une chemise blanche, un foulard noué autour du cou, les enfants emboîtent le pas aux paroissiens, traversent un marché bouillonnant et gagnent les bancs de l’église bondée de jeunes de leur âge. La messe requiert leur grand silence, avant qu’ils ne repartent, au coude à coude, entre les étals colorés où planent les odeurs de gingembre et de crevettes grillées.

Retour à l’orphelinat pour les tâches quotidiennes : nettoyage pour les uns du sol et des sanitaires, cuisine pour d’autres qui lavent les liserons d’eau et emplissent de riz les autocuiseurs, travail scolaire pour tous en attendant la reprise des cours le lendemain, dans les écoles, collèges et lycées du quartier. Un programme laborieux, entrecoupé d’une sieste, de jeux, séances télé, visites d’amis et balades à vélo dans le lacis de la ville sans fin. La vie comme elle va, au cœur d’un orphelinat offrant le visage d’une immense famille…

Lors de son ouverture, en l’an 2000, l’établissement n’était qu’une maison informelle. Pour aider les enfants perdus de son pays, Mme Kim Hué, veuve et âgée, s’était lancée dans leur accueil. Avec passion. Mais sans ressources stables ni personnel qualifié. Trois ans plus tard, harassée, abritant à l’arraché une douzaine de jeunes, elle rencontre Pierre Huyen, prêtre assomptionniste. Sa congrégation s’installe progressivement au Vietnam.

Des familles très fragiles

Fidèle à son histoire et à son charisme, elle veut notamment y créer des œuvres éducatives, qui répondent aux grands défis sociaux. Conquise, Mme Hué offre sa maison à l’Assomption. À sa charge de développer l’orphelinat, de lui donner une âme.

Dès 2006, année de l’implantation officielle de la congrégation dans le pays, l’établissement rénové héberge vingt, puis trente enfants. « Leur accueil se fait sur deux critères, précise Jean-Baptiste Nguyen Ngoc Thang, frère assomptionniste et responsable des lieux. Tous doivent venir de familles pauvres et être orphelins d’un parent au moins. » Autant de situations malheureusement fréquentes dans ce long pays tourmenté, qui court du delta du fleuve Rouge à celui du Mékong, en passant par les hauts plateaux de la cordillère annamitique.

Sa guerre d’indépendance l’a ravagé durant trois décennies. Réunifié en 1976 sous le joug communiste, le Vietnam s’est encore appauvri du fait de son économie soviétisée. Un tel gâchis que le pouvoir a dû réviser ses dogmes. Garantir la liberté d’entreprise. Tolérer la propriété privée. Attirer les investisseurs étrangers. Séparer les rôles de l’État et du parti dans la gestion du pays.

La chape de plomb s’est lézardée à la fin des années 1980. D’abord au profit d’une croissance économique débridée, puis de l’essor très mesuré des libertés. Une évolution « à la chinoise », de la collectivisation forcée au capitalisme outrancier, marquée par la hausse du niveau de vie et des disparités sociales terrifiantes. Voilà pourquoi les Assomptionnistes se sont lancés au secours des orphelins, symboles de l’extrême précarité des familles vietnamiennes !

L’histoire de Lanh, 31 ans, résume bien ces fragilités.Il y a quatre ans, la mort de son mari, qui était maçon, l’a laissé seule avec deux jeunes enfants. Elle vit dans une pièce de 6 m2 au fond d’un quartier de Saigon où atterrissent les ruraux contraints à l’exode. Elle-même vient de la province pauvre de Vinh, ceinturée au nord par les montagnes et la mer de Chine.

Ouvrière dans l’industrie textile, elle travaille douze heures par jour pour l’équivalent de 160 € mensuels, un salaire dévoré par son loyer et les frais de garde de ses enfants. Démunie et découragée, elle a dû se résoudre, il y a quatre mois, à confier à l’Assomption son fils aîné de 11 ans, baptisé Nhat. « Chaque dimanche, dit-elle, je lui rends visite, le cajole et lui parle tout bas, m’enquiert auprès de Jean-Baptiste de ses progrès scolaires. J’aide aussi à la préparation du repas et au ménage des locaux collectifs. Puis je repars,le cœur serré mais tellement soulagée, confiante en l’avenir de Nhat. Il s’épanouit au milieu de ses amis, grandit avec des valeurs chrétiennes. »

Des liens familiaux intacts                                                    

Kiet, autre garçon âgé de 12 ans, est arrivé il y a deux ans à l’orphelinat, en provenance de la province maritime de Binh Thuan. Il y retourne d’ailleurs cette semaine, par un jour radieux du début de la saison sèche, en compagnie de Jean-Baptiste et Pierre Huyen, qui veulent faire, avec sa famille, un point complet sur son éducation. Après quatre heures de trajet sur la « route Mandarine » no 1, qui relie Saigon à Hanoi, la capitale, son village d’origine, proche de la station balnéaire de Phan Thiet, surgit parmi les cultures de fruits du dragon.

Ses deux grands-parents maternels, Anh et Ngoc, responsables de Kiet depuis la mort de ses parents il y a neuf et quatre ans, pleurent de joie en l’accueillant devant leur petit magasin de photos. Jadis, ils parvenaient à vivre de ce commerce de proximité, avant que leur vie bascule après la mort de leur fille et de leur gendre.

Un drame suivi, en 2012, par l’accident d’un autre enfant, broyé sous un camion et désormais gravement handicapé, malgré six opérations chirurgicales. Pour financer ces interventions à l’hôpital où le moindre acte médical coûte un prix fou, Anh et Ngoc ont sacrifié leurs économies et se sont endettés.

Difficile, alors, d’assumer la scolarité de Kiet, onéreuse elle aussi. Sur les conseils d’une religieuse amie, le jeune garçon a donc pris la route de Saigon et de l’orphelinat, où il grandit en rayonnant au milieu de ses copains. Mais ses liens filiaux demeurent intacts, entretenus à coups de visites et d’un dialogue permanent avec ses grands-parents. Il en est de même pour tous les enfants. Jean-Baptiste appelle régulièrement leurs familles, qui visitent à leur tour l’orphelinat, par ailleurs ouvert aux enseignants et aux amis, aux autorités et à tous les habitants du quartier, aux commerçants du marché voisin qui livrent gratuitement de la nourriture. Plein de vie, l’établissement appelle la vie. À tel point qu’il se révèle aujourd’hui trop étroit, d’où l’urgence de bâtir un nouvel orphelinat.

Le grand projet est presque prêt. Partis en éclaireurs à moto sur la route nationale 22 qui file vers le Cambodge, Pierre Huyen et Jean-Baptiste ont repéré des terrains dans un quartier en plein essor, proche d’un marché, d’une église, d’établissements scolaires, bientôt d’une gare routière et d’une université.

Puis, l’Assomption a dessiné les premiers plans. Elle envisage d’y construire une grande bâtisse fonctionnelle pour recevoir le double d’enfants, c’est-à-dire soixante-dix orphelins. Avec un vaste potager à côté pour produire une partie de l’alimentation, un terrain de sport et une maison d’accueil pour les familles. Seulement, il faut faire vite ! Le prix des terrains ne cesse d’augmenter. Et l’avenir ne peut attendre pour des dizaines d’enfants qui, en ce lieu, recevront une éducation capable de les propulser, plus loin encore, sur les chemins de l’espoir.

Participez à l’opération Pèlerin solidaire 2014

Financez la construction d’un nouvel orphelinat à Saigon. Rendez-vous aussi sur le site de l’Assomption dédié à cette opération, en cliquant ici.

6888financez la construction

L’OPÉRATION CONTINUE !

Les lecteurs de Pèlerin ont, une fois de plus, montré leur générosité en répondant à notre appel, lancé début décembre, afin d’aider la congrégation de l’Assomption à bâtir, pour 70 enfants du Vietnam, un orphelinat qui ressemble à une immense famille. Fin 2014, des centaines de chèques étaient déjà arrivés ! En ce début d’année, l’opération se poursuit plus que jamais, afin de financer ce grand projet humanitaire. En jeu : ni plus ni moins que l’avenir d’orphelins qui, au sein de ce nouveau lieu, recevront une éducation et des valeurs capables de les propulser sur les chemins de l’espoir. ► Dons par chèque à l’ordre de : Fondation Adveniat – Opération PèlerinÀ retourner à Fondation Adveniat – OpérationPèlerin, 79 avenue Denfert-Rochereau, 75014, Paris.► Dons en ligne sur le site : www.fondation-adveniat.org
► Reçu fiscal envoyé par retour de courrier, et permettant de déduire de ses impôts jusqu’à 66 %, après déduction fiscale. La Fondation Adveniat est habilitée pour les déductions ISF.

Source : Le Pèlerin

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